Groupe de chauffe BOBINO

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Groupe de chauffe BOBINO

Message par Bobino le Ven 21 Oct 2016 - 18:05



Cet ensemble comprend les fonctions
- réglage de la puissance de chauffe maxi grâce au détendeur
- régulation de la pression vapeur
- sécurité manque d'eau
Ces fonctions sont regroupées en un ensemble compact ce qui évite les tuyauteries de liaison.
Le tank à butane , sphérique, en cuivre , épaisseur 1 mm a été formé sur une boule de pétanque ( pour une pression donnée une sphère est 2 fois moine épaisse que cylindre correspondant )
La suite au prochain numéro après vos questions
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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par JPA le Sam 22 Oct 2016 - 0:11

Bonjour Bobino,
Joli groupe de chauffe, très compact et regroupant plusieurs fonctions.
Une petite remarque concernant la compréhension du schéma : en l'absence de pression de gaz le clapet du détendeur doit être représenté ouvert. Il faut préciser que la force du ressort supérieur (réglable) doit être supérieure à la force du ressort de rappel afin d'autoriser le démarrage de l'installation.
Concernant la sécurité de manque de pression vapeur : je suppose que le levier "L" doit autoriser la chauffe durant la phase de mise en pression et que celui-ci doit être relâché une fois que la pression de vapeur a dépassé la pression de consigne. Par contre, apparemment, il n'est pas prévu de pouvoir couper volontairement l'arrivée de gaz au brûleur en cas d'incident. Peut-être que cette fonction pourrait être intégrée à ce groupe qui est déjà très complet.
Les spires autour du nez du brûleur laisse penser que la combustion se fait en phase liquide.
Encore bravo pour cette réalisation qui, j'en suis sûr, fonctionne parfaitement

JPA

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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par scyllias91 le Sam 22 Oct 2016 - 1:09

Bonjour,

Pour l'avoir vu fonctionner en "live" je confirme que la régulation en pression vapeur est très douce et très précise.
L'ensemble est vraiment compact un gros plus pour une petite chaloupe.

Scyllias

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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par Bobino le Sam 22 Oct 2016 - 12:09



Bonjour à tous
J P A  a raison mon dessin n'est pas réaliste mais on voit bien la forme de la tête de  Cd  , il y a certainement d'autres incongruités  dans mes plans .
Au sujet de la veilleuse , j'ai fait le choix de la laisser allumée en cas de baisse anormale de pression , cela m'a permis de ramener le bateau un jour qu'une crasse avait réduit la puissance du brûleur , une attente de quelques minutes a permis à la pression de remonter  au dessus du seuil de blocage . Pour  parer une fuite de gaz entre le tank et le brûleur , l'installation d' une vanne d'arrêt  télécommandée , à la sortie du tank , est une solution  
Voici une première étape :le côté gaz
  La zone utile des membranes est dans tous les cas de diamètre 10 mm , c'est peu mais avec des membranes de 0,5 mm en viton  leur souplesse est suffisante .Pour le détendeur la poussée de Cd doit ouvrir le passage  de A vers B lorsque la pression baisse en B , ,d'ou l'utilisation d'un joint torique , de même pour la sécurité , par contre pour le régulateur une précision plus grande est obtenue en appicant la membrane sur une buse T  lors du passage du gaz de C vers D
La suite au prochain  numéro
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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par Bobino le Mar 25 Oct 2016 - 16:41


Bonjour à tous
Les ressorts Rs et Rd des valves Vs et Vd doivent être juste suffisants pour assurer l'étanchéïté  pour éviter d'écraser le centre des membranes  . Les joints toriques sont installés dans des buses 17 et 19  soudées à l'étain .La buse position de la buse T du régulateur  doit pouvoir rester réglable comme l'étanchéïté d'un filetage n'est pas fiable une "contre " buse 18  un joint torique empêche le gaz de by-passer le trou de T . Un petit ressort Fr empêche la  membrane M2 de fluer et rester collée au bout de T pendant les 99 % du temps ou le régulateur est à l'arrêt ce qui empêche le redémarrage .
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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par Bobino le Mer 26 Oct 2016 - 11:08

Bonjour à tous

Tout d'abord une erreur à corriger : les indices des valves et de leurs ressorts sont à inverser .
Maintenant passons au côté vapeur qui comporte aussi l'autre partie du détendeur .
Le réglage de la pression détendue est obtenu par l'équilibre de la poussée de celle ci sur la membrane M2 ,d'un côté et la force exercée par le ressort Rd sur le "champignon" Cd de l'autre . Le réglage de cette force est obtenu par l'écrou /molette 10 . Pour que la poussée , relativement grande de Rd n'abime pas la membrane la course de Cd est limitée par l'emboitement de sa "tête" et évite tout frottement latéral en service;
La fonction régulateur est obtenue par occlusion du trou de T par la déformation de M2 sous l'action de Cr . Afin que la pression , variable , de la chambre D ne perturbe pas cette action , seule la zone centrale de M2 correspondant à la "queue" de Cr peut se déformer , le reste est appuyé sur la platine 6 . Pour ne pas poinçonner M2 , la course de Cr est limitée par l'appui de son chapeau sur le corps 5 .
Côté vapeur , ou plus exactement pression de vapeur car le régulateur étant froid La chambre est remplie d'eau la course de CR doit être aussi limitée sinon la membrane M1 serait trop déformée en allant coller au fond de Chr . Pour cela le chapeau de Cr a une forme sphérique de rayon quelconque pourvu que le contact se fasse dans le cône de la platine 2 ainsi dès que la pression dans Chr fait entrer en contact la membrane M1 avec Cr ce poussoir ne risque pas de frotter latéralement occasionnant une régulation aléatoire La forme sphérique donne toute liberté à la queue De Cr de s'aligner dans le trou de 6 sans frottement latéral du à d'éventuels différences d'axes . (ceci est aussi valable pour Cd )
La suite au prochain numéro
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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par rookie78 le Mer 26 Oct 2016 - 11:22

ça, c'est de l'engineering bien pensé et bien réalisé!!! bravo bravo

Le tank à gaz sphérique est superbe et tellement logique quand on cherche le gain de place et poids...

Merci de partager tout ça.

Marcel.


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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par Bobino le Jeu 27 Oct 2016 - 17:27




Bonjour à tous
Maintenant voyons le coté sécurité manque  d'eau . Ce cas est détecté par une baisse anormale de la pression 0,5 bar environ , au delà le déplacement de Cs doit repousser suffisamment la valve Vs.
Le poussoir Cs  est centré comme Cr , mais sans pression dans la chambre Chs ça ne peut démarrer à moins d'avoir un by-pass que l'on ouvre provisoirement . J'ai préféré un système à armement.
Une came à levier L , est au départ libre ( comme dessiné) , le levier rappelé en butée par un ressort fin . Lors d 'une rotation de 90° ( en pointillé) la came prenant appui sur  3  fait mouvoir CS qui repousse VS ce qui permet au gaz de s'écouler la force du ressort Rs  maintient la came en position . Lorsque la pression dépasse 1 bar la poussée de la membrane M1 sur Cs dépasse la force du ressort Rs le mouvement de CS continue , la came redevient libre et le levier L retrouve son angle initial . La sécurité est armée .
L'ensemble pèse 430g sec et le tank contient env 120 g de butane
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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par Bobino le Sam 29 Oct 2016 - 10:52



Bonjour à tous
Le groupe complet  pèse sec 430 g et le tank peut contenir 120 g de butane.
Le détendeur /régulateur / sécurité pèse 125 g en laiton il peut aussi être réalisé en dural  120 g ( son dispositif d'armement agit sur le poussoir de sécurité par un ergot plus facilement réglable )
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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par KBIO le Sam 29 Oct 2016 - 11:32

Hello.
Quel diamètre et taille de ressorts utilises-tu??
Je sais que tu les fais toi-même, ce qui leur donne plus de souplesse et permet une réponse sensible des composants.
Cordialement. salut japonnais

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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par Bobino le Dim 30 Oct 2016 - 9:13

Bonjour à tous
Ceux qui veulent qui désirent construire ce genre de régulateur ou tout simplement plus de détails peuvent me contacter par message personnel avec leur adresse un descriptif complet de 4 pages les guidera , je n'ai pas voulu encombrer le forum .
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Re: Groupe de chauffe BOBINO

Message par KBIO le Dim 30 Oct 2016 - 9:58

Hello!
moi, je vais oser parce que c'est intéressant et qu'on apprend beaucoup sur la construction de cet ensemble:
DETENDEUR-REGULATEUR-SECURITE-GAZ
Par BOBINO

La régularité de la chauffe d’une chaudière alimentée au gaz est assurée par un régulateur qui maintien, aussi constante que possible, la pression de la vapeur malgré les changements d’allure.
Mais, installé seul, cet appareil ne résout pas tous les problèmes.
Même si le combustible ( butane en général ) est vaporisé dans un serpentin placé autour du brûleur après avoir été soutiré en phase liquide du réservoir, ce qui en évite le givrage et la chute de pression qui en résulte, celle ci varie avec la température ambiante. Un brûleur bien réglé le matin peut faire des caprices l’après midi.
En cas de manque d’eau, le régulateur ouvre le gaz au maxi puisque la pression de la vapeur tombe à zéro. Le risque d’endommager la chaudière est évident.
Le groupe ci dessous décrit est une solution à ces exigences, il comprend
-Un détendeur
-Un régulateur de chauffe.
-Une sécurité dont le rôle est de ramener le brûleur en veilleuse en cas de baisse de la pression de la vapeur sous un seuil fixé (0,2 à 0,5 bar par exemple ) ce qui signifie un manque d’eau à bref délai.
Pour supprimer tuyauteries et raccords ces trois éléments sont rassemblés en un seul bloc. Il n’y a que trois liaisons à effectuer : l’entrée, la sortie du gaz et l’arrivée de la pression à régler. Si l’on utilise un brûleur comme celui décrit dans Bateau Modèle H S n°8 qui ne nécessite pas de veilleuse séparée, il n’y a pas besoin de tuyauteries extérieures, le réglage de son débit peut y être intégré.
Le schéma montre le fonctionnement du groupe.
Le gaz entre tout d’abord dans la chambre A, il ne peut passer dans B, chambre limitée par la membrane M2, que si la valve Vd est poussée par le champignon Cd, c’est à dire lorsque la force du ressort Rd est supérieure à celle que le gaz exerce dans B sur la membrane M1.Ce détendeur bien que très grossier( la surface de la membrane est réduite ) a deux rôles.
Premièrement en stabilisant la pression du gaz il met le brûleur à l’abri de l’effet de la température, qui peut ne pas tolérer la variation de pression du gaz entre un réglage par un matin frais et une après midi au soleil. De plus, il permet de régler la puissance du brûleur (débit du gaz ) bien mieux qu’avec une vanne.
Du "détendeur " le gaz passe dans la chambre C du régulateur, d’où il accède à la chambre D grâce à la buse T, à condition que la membrane M2, par la poussée du champignon Cr n’en ait pas fermé l’orifice, ce qui se produit si la pression de la vapeur dans la chambre Chr exerce sur la membrane M1 une poussée supérieure à la force du ressort Rr. Le gaz passe directement de la chambre C à la chambre D.
Les forces exercées par les ressorts Rd et Rr sont bien entendu réglables pour ajuster les pressions du gaz et de la vapeur.
De la chambre D le gaz passe ensuite dans E, mais il ne peut aller dans la chambre F et ainsi sortir vers le brûleur que si la valve Vs le lui permet. Pour cela il faut qu’elle soit repoussée par le champignon Cs à travers la membrane M2. Cela n’est possible que si une pression minimale ( signe de présence d’eau dans la chaudière ) règne dans la chambre Chs. Cette pression est réglée à la construction par le ressort RS qui n’a pas à être modifié ultérieurement..
Il faut tout de même pouvoir démarrer. Sans la présence de la pression minimale de la vapeur c’est impossible, Vs est fermée, à moins que la manœuvre d’un dispositif extérieur L déplace un peu Cs comme si une pression régnait dans la chambre Chs ( 1 bar environ par exemple). Ce dispositif doit bien entendu retrouver automatiquement sa position de sécurité lorsque la pression dépassera cette valeur. Cela peut se s’effectuer grâce à la gravité par un contrepoids ou sous l’action d’un petit ressort comme on voit sur les photos
Pour avoir une différence de pression vapeur Δ minimale entre le brûleur au maxi et sa mise en veilleuse, lorsque la pression désirée est atteinte, il faut éviter tout frottement des éléments mobiles. A l’arrêt, les champignons Cr et Cs sont en butée, par la zone sphérique de leur tête, dans les fraisages coniques de la platine 2 , cela est nécessaire pour ne pas écraser M1 au fond des chambres Chr ou Chs. De même, en l’absence de gaz, Cd est centré par le fraisage conique de la platine 6.Dès que la membrane M1 les déplace, Cr et Cs "flottent" ainsi sans frottement. Le contact par une zone sphérique, évite une éventuelle réaction latérale, donc un frottement au passage de la "queue" dans la platine 6, en cas de manque de concordance des axes entre les platines 2 et 6. Ainsi, la variation Δ de pression de la vapeur nécessaire pour passer du régime veilleuse au maxi est d’environ 10 à 15 % .
Pour ne pas endommager les membranes en cas de surpression, ce qui peut arriver aux essais et réglages, il faut limiter le déplacement des champignons Cr et Cs on peut, comme ici, voir dessin (ensemble coté vapeur ) , mettre l’arrêt au niveau du chapeau. Si cela vous paraît trop difficile, un tube fourreau repère K, placé sur leur queue fera l’affaire en butant sur la platine 6 . L’ajustement des courses de Cs ( 2,5 mm environ ) et Cr ( 1,5 mm environ ) , j sur la vue séparée en est même plus facile.
L’étanchéité des valves Vd et Vs est obtenue grâce à des joints toriques montés légèrement serrés dans leurs logements 17 et 18 .Une tige filetée en bout des valves en permet le réglage.
La position de la buse T est ajustable et son passage, étanche, à travers la paroi séparant les chambres C de D est obtenu grâce à un joint torique. La distance de son orifice à M2, quelques 1/10 de mm , fera l’objet de l’ultime réglage .
Pour que la pression du gaz ne modifie pas la forme des chambres D et F, la membrane M2 s’appuie sur la platine 6, qui ne laisse que le passage aux queues de Cr et Cs  leur permettant d’agir en obstruant T ou en poussant Vs.
Durant les longues périodes d’inactivité, M2 risque de se déformer et de boucher l’orifice de T, empêchant ainsi de redémarrer. Un petit ressort Fr, en fil de 3/10 ème, d’un diamètre d’enroulement aussi réduit que possible, nous met à l’abri de ce désagrément en maintenant M2 plaquée à l’extrémité de Cr au ras de 6.
Maintenant, chacun fera son plan selon l’outillage dont il dispose. Les cotes n’ont rien d’absolu, mais avec moins de 10mm de diamètre (cote choisie ici ) pour la chambre Chr, la raideur de M1 augmente Δ. Au delà de 12mm le problème se pose pour enrouler le ressort Rr. Les autres ressorts, en fils plus fins, se réalisent facilement.
Si d est le diamètre du fil d’acier, Dm son diamètre moyen d’enroulement ( Dm = Ø extérieur – d ), la force maxi supportable ( avant une déformation permanente ), est de 30 à 40 d³/Dm en kg.
. La butée 7 de réglage de la pression de consigne de la vapeur par compression de Rr est percée de trous radiaux ( 8 Ø 1,2 qu’il est bon de percer avant de fileter pour les avoir dans le même plan ). Une broche permet d’ajuster sa position Pour Rr, un ressort en fil de 1mm (en inox 302 de chez Weber )et d’un diamètre extérieur de 8mm, peut supporter une force de 4,3 à 5,7 kg cela convient pour régler la pression jusqu’à 5 bar avec une chambre Chr de Ø 10mm.( force sur la membrane M1 = π.5 .0,5² = 3,93 kg ) . Il sera bon toutefois de faire un essai avec le fil que vous avez sous la main. La flexibilité d’un ressort est d’environ 0,0011Dm3/d4 mm par spire. Pour un fil de diamètre d donné, si l’on réduit son diamètre d’enroulement, la capacité d’un ressort augmente mais sa souplesse diminue plus vite encore et il faut en augmenter le nombre de spires donc l’encombrement pour retrouver la même flexibilité, c’est à dire le même déplacement de Cr pour le même Δ de pression. Par exemple le ressort ci dessus, avec 15 spires se raccourcit de 0,57 mm lorsque sa charge augmente de 100 g, si l’on réduit son diamètre d’enroulement d’un mm, il lui faudrait 24 spires pour être aussi souple, d’ou 9mm de longueur de plus !
Il faut prévoir suffisamment d’espace (2à 2,5mm ) entre les trous des vis d’assemblage des platines (1,2 3 )et les chambres Chr et Chs pour obtenir l’étanchéité, mais la surface pressée de M1 ne doit pas s’étendre plus que nécessaire sous peine de devoir augmenter le nombre ou le diamètre des vis pour avoir un serrage assurant l’étanchéité, 4 vis en acier de Ø 2mm suffisent. Pour M2, pas de problème, la pression est plus basse. Lors du dessin, il faut prévoir la possibilité de mise en place des vis et le passage du tournevis avant de choisir l’emplacement des tubulures de gaz et du circuit de la veilleuse. Bien penser au montage du bloc et à l’accès au réglage du détendeur.
La réalisation commence par les platines. En laiton (2,5 ou 3mm), elles sont soigneusement percées et contre percées, 3 et 10 taraudées avant d’être brasées sinon la casse d’un taraud, dans le métal, rendu mou, peut réduire à néant plusieurs heures de labeur.
Les fraisages conique de 2, du coté chambres,( 1mm de haut environ ), doivent atteindre rigoureusement le même diamètre que celui de la chambre correspondante pour que le serrage ne fasse pas bomber M1,ceux coté Cr et Cs, plus hauts, donneront de la tolérance lors du tournage des zones sphériques des têtes de Cr ou Cs, le rayon des sphères importe peu pourvu que le contact ait lieu dans le fraisage correspondant. La tête est arasée au niveau de la membrane et 1 ou 2mm de surlongueur laissés à la queue.
Sans fraiseuse pour réaliser les chambrages, la platine 1 peut être dédoublée de même pour 6 mais il faudra trouver un moyen de centrer 4 et 5 dans 6 lors du brasage.
Les platines 3 et 6 doivent être bien parallèles, il faut en tenir compte lors du tournage de 4 et 5 ( longueur 25 à 30 mm). Ce dernier élément ne sera taraudé qu’avec le 1° taraud, les autres n’étant utilisés qu’après brasage. Un passage Ø 9 est nécessaire pour Rr qui comporte 15 spires environ pour avoir la souplesse permettant le faible Δ ci dessus indiqué. Cela conduit à une longueur de 25 voir photo n°4.
Coté gaz, la réalisation des logements des joints toriques des valves m’a paru trop délicate à faire directement dans 11, 12 ou 13. Les éléments 17 et 19 permettent d’ajuster le logement des joints toriques qui doivent être légère serrés, l’ajustage du diamètre intérieur de T pourra être parfait, enfin ces éléments faciles à positionner seront fixés par de la soudure à l’étain (qui permet un éventuel changement en cas de dommage au joint ). Comme précédemment, ne passer que le premier taraud , Ø quelconque, mais de pas assez fin ( ici 5/16 pouce 40 f que j’avais sous la main ).
La partie conique ( 15° /axe) des valves Vs et Vd doit être bien polie. Une tige filetée, placée dans l’axe, permet d’en régler le fonctionnement, 2/10 ème au rayon suffisent pour le passage du gaz à l’intérieur du joint torique ( ici joint Ø 4/2 tige Ø 1,6 mm). On peut utiliser le joint que l’on trouve dans les briquets à gaz, leurs dimensions sont légèrement différentes et ils sont prévus pour le butane.
Les ressorts Fd et Fs sont juste suffisants pour assurer l’étanchéité ( fil de 3/10 ème )
Pour le joint torique de T, il faut se rappeler que pour ce type d’usage il faut une gorge large de 1,25 à 1,3 et d’une profondeur de 0 ,75 à 0,8 du Ø du tore, bien polir l’intérieur de 18 et faire un léger cône ou arrondi, coté entrée de T, pour ne pas endommager le joint au montage. La solution consistant à assurer l’étanchéité entre les chambres C et D uniquement par le filetage de T, en supprimant 18, ne vaut rien, elle n’est pas stable et conduit à une veilleuse non maîtrisable.
Les bouchons 14 ,15 et 16 n’offrent pas de difficulté. Les joints, à simple emboîtement, c’est à dire bloqués à l’extérieur, garantissent une bonne étanchéité. Il est bon d’agrandir la dernière spire de Rd et Rs pour éviter qu’ils ne coincent Vd ou Vs dans leur mouvement de recul dans les bouchons et de resserrer l’autre extrémité afin de ne pas les perdre lors des multiples démontages nécessaires au réglage.
Passons à l’assemblage.
Les éléments 8 et 9 formant un ensemble indépendant, pas de problème. Puis poser 4 et 5 sur 6, dont on a bouché les trous des vis avec des bouts de bois pour que la brasure ne s’y infiltre pas. Mettre un peu de décapant, poser quelques paillettes (mm³) de brasure ( à 40% d’argent ), emboîter 3 pour bien centrer et chauffer sans exagération jusqu’à la fusion de la brasure. La brasure doit s’infiltrer seule. Mêmes opérations coté platine 3.
Après refroidissement et contrôle il faut placer les repères joues P, épaisseur 2 ou 3 mm,
Un trou à 6mm de la platine permet d’y mettre une broche et de définir la position du trou du passage de l’axe du levier L, bien dans l’axe et parallèle à la platine. Les joues peuvent éventuellement être soudées à l’étain.
L’assemblage des éléments à braser du coté gaz est un peu plus délicat. En un premier temps braser 11, 12 et 13 sur la platine 10. Puis il faut percer, en biais, les trous pour les tubes de liaison ( Ø intérieur 1,5 mini ). En utilisant un foret langue d’aspic on évite la casse.
Ajuster la longueur des tubes de communication des chambres, surtout du coté des filetages pour pouvoir passer le taraud sans forcer et mettre un bout d’allumette à l’intérieur pour que la brasure ne s’y infiltre pas et les braser.
Les tubulures d’entrée et sortie du gaz sont positionnées et brasées.
Pour le circuit de la veilleuse d’abord braser à l’argent le petit tube (avec une surlongueur ) sur le corps du robinet pointeau non percé complètement et faire l’essai de l’étanchéité du joint torique ou prévoir une étanchéité par presse étoupe. Si possible réaliser le pointeau en inox, petit truc : si comme moi le ferrailleur du coin est votre fournisseur préféré, utiliser un bout de métal ayant des traces d’usinage, il y a tant d’espèces d’inox que l’on n’arrive pas toujours à en trouver d’usinable. Il est utile d’accéder à l’intérieur du petit tube par la chambre C pour pouvoir rafraîchir éventuellement le passage du gaz, coté sortie chambre F, il n’y aura pas de problème, on peut facilement retrouver le trou d’arrivée en bout du pointeau. On peut fixer le circuit veilleuse par soudure à l’étain, dans ce cas l’opération est à reporter après mise en place de 17, 18, 19.
Si un défaut de brasure apparaît , pas de panique, la solidité étant assurée, l’étanchéité peut être obtenue avec de la soudure à l’étain, c’est beaucoup moins risqué que de tout chauffer à nouveau..
Tout est décapé, les faces des platines bien planes, on a repassé les tarauds partout, contrôlé que tout se monte bien, découpé les membranes ( 0,5 à 0,8 mm en élastomère souple compatible butane )
D’abord un petit travail d’ajustage : le levier L , Ø 5mm ,est limé sur une longueur égale à l’extérieur des repères P +1 ou 2 mm, presque à moitié (2,6 à 2,8 mm ) et muni de son bras de manœuvre. Le trou de passage de L dans Cs, en position de butée sur 2,doit avoir son centre à 1 ou 2 mm de la platine 3. Il est légèrement évasé de part et d’autre afin que le contact avec L n’ait lieu qu’en son centre.
Le trou des joues P légèrement agrandi de quelques dizièmes, il faut ajuster h , la face d’appui de est L bien lisse et parallèle à 3, jusqu’à ce que L flotte librement lorsque la partie sphérique de Cs est en butée. La manœuvre ( ¼ de tour) du levier doit faire bouger Cs de 1,5 mm environ. L et Cs restent coincés sous la poussée du ressort Rs. Le déplacement de Cs devra pouvoir continuer encore de 1 mm, sans que L ne bloque dans les orifices des joues P, lorsque la pression de sécurité est atteinte. Dans ces conditions le coincement disparaît, L flotte de nouveau, le ressort ou le contrepoids le ramène à sa position angulaire de sécurité.
On monte alors le coté vapeur, sans M1 ni le repère 1, avec des ressorts assez forts pour permettre à Cr et Cs de rester plaqués à la platine 2 pendant que l’on arase leur queue au ras de 6 et régle alors la course j prévue ci dessus. On démonte, ébavure et nettoie.
Les ressorts sont enroulés à spires jointives, de manière à placer le nombre maxi de spires, ce qui donne la flexibilité maxi. Pour Rr, la vis de réglage 7 doit pouvoir en réduire la longueur de 5 mm environ, ce sera la zone de réglage de la pression Ensuite, on les allonge, de 10 ou 15%. A ce stade, on peut les comprimer à spires jointives, ils retrouvent leur longueur.
On remonte tout le coté vapeur avec les ressorts prévus et fait un essai. C’est la première épreuve de vérité : comme ils sont montés précontraints ( moins longs que leur longueur libre ), la pression doit dépasser un seuil avant que son effet devienne visible. La queue Cs doit sortir vers 1 bar, celle de Cr vers 80% de la pression de consigne, sinon il faut allonger le ressort correspondant. Si un ressort allongé ne retrouve plus sa longueur après un raccourcissement à spires jointives il faut en faire un autre avec un mandrin légèrement plus petit ou un fil plus gros.
Pour le coté gaz, en premier visser 17, 18, 19 de quelques spires, mettre juste ce qu’il faut de soudure pour en mouiller le périmètre, visser et dévisser pour contrôler la répartition de la soudure. Les positionner de manière à permettre à M2 de se déformer de 3mm pour 17 et 18, de 4mm pour 18. Un nettoyage s’impose, particulièrement pour les logements des joints, attention à ne pas les endommager.
Installer les valves Vd et Vs et en contrôler l’étanchéité. Leurs tiges filetées sont en un premier temps positionnées dans le plan de M2, en ayant la possibilité de rentrer de quelques mm dans le corps des valves pour le réglage. Le recul des valves dans les bouchons doit dépasser nettement j.
Lors de la réalisation de la buse T, après perçage Ø 1 mm ( je ne sais pas faire moins mais 0,7 ou 0,8 serait sans doute mieux ) le coté M2 est traité comme si l’on faisait un emporte pièce, angle 10 à 20 °, et de diamètre 2,5 environ pour que le ressort Fr joue bien son rôle au centre. Ensuite, T avec son joint, est vissée, dépassant légèrement du plan de 6, et avec une lime très fine on en arase l’extrémité. Au rayon ce plat est de quelques dixièmes de mm. On recule T de j +1 ou 2 mm , pour ne pas perforer la membrane au moment du premier assemblage
Les coté gaz et coté vapeur sont assemblés et l’on peut procéder au réglage de la sécurité : ajustage de la tige filetée et du ressort de rappel de L. Il sera peut être nécessaire de durcir Rs si la position de démarrage ne tient pas bien.
Le circuit est monté, du réservoir au brûleur, le coté vapeur branché sur l’air comprimé et 7 vissé à fond coté 6.
On recule la buse T pour rendre la régulation de pression inactive , on règle le détendeur , Selon la pression appliquée coté vapeur c’est plein pot ou veilleuse, seule la sécurité peu agir c’est le moment de la régler ( 0,5 à 1 bar )
Ensuite, mettre la pression coté vapeur pour amener Cr en butée, 7 étant vissé à fond coté 6. Cela donne la position extrême de M1. Puis visser délicatement T dixièmes par dixièmes jusqu’au contact. Des essais successifs permettent d’atteindre l’arrêt de la circulation du gaz. Le réglage se joue au dixième de mm, le risque de poinçonner la membrane est très grand . un conseil, faites tout de suite 2 membranes.
Le réglage ainsi obtenu correspond à la pression mini, en vissant 7 on augmente cette pression. Sa limite maxi arrive lorsque l’effet de butée est obtenu par la compression à spires jointives du ressort Rr, au lieu de l’être comme ci dessus par K ou le chapeau de Cr, ce qui empêche la coupure du gaz. Si cette pression est trop basse il faut faire un autre ressort Rr.
Une dernière recommandation : bien repérer les éléments et nettoyer le circuit gaz, des limailles ou copeaux ont une fâcheuse tendance à se mettre dans les joints.


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